Retrouvez tous les artistes qui sont passés aux Giboulées de Goulaine, par ordre d'apparition :

Albert Meslay
Sophia Aram
Albert Meslay
Albert Meslay nous livre des sketchs hilarants en combinant calembours ou imitations. Il cultive l’absurde, il nous livre une leçon de philosophie désopilante en abordant sur un ton bonhomme les grands problèmes de notre société. On ne sait jamais s’il faut le prendre au sérieux, si ce qu’il nous assène avec aplomb, c’est du lard ou du cochon. En tout cas il nous interpelle et derrière son humour se cache une véritable interrogation citoyenne. Une façon étonnante de mettre en cause la prédominance de la pensée unique.
Rémo Gary
Sophia Aram
Rémo Gary
Rémo Gary est aujourd’hui l’oriflamme d’une chanson fiévreuse, gorgée de paroles, enivrante et belle. Il sait nous émouvoir par son interprétation passionnée. Son récital est un vrai plaisir textuel et musical. Ses couplets, qu’ils soient de sa plume ou de celle de Richepin, on les déguste comme des gourmandises qui nous laissent un sentiment de réel bonheur. Il fait miel de notre langue, et il faut absolument le voir en scène où il refuse tout effet facile. Il chante véritablement de l’intérieur et sa flamboyance nous met dans une véritable situation d’extase.
Natacha Ezdra
natacha ezdra
Natacha Ezdra

Née de parents qui ont accompagné l’aventure artistique de Jean Ferrat, Natacha Ezdra a été bercée dans la chanson depuis son enfance. Elle a vécu à Antraigues et c’est pourquoi l’ermite de l’Ardèche l’a encouragée à entreprendre un récital de ses chansons. La mort de notre grand poète est survenue une semaine avant son spectacle aux Giboulées et c’est avec une charge émotionnelle inoubliable que nous avons repris avec Natacha ces chants lumineux, chargés d’émotion et d’engagement, des chants qui appartiennent à notre patrimoine national.

Lo'Jo
lo'jo
Lo'Jo

Accompagné par ses deux choristes envoûtantes et par ses trois instrumentistes inspirés, Denis Péan mêle toutes les sonorités du monde dans une alchimie incandescente et nous entraîne dans son cosmos musical . Lo’Jo multiplie les rencontres et écoute toujours les pulsations de ses frères de l’ombre. Les chants apatrides de Cosmophono nous offrent une poésie rugissante et consolante et une musique qui nous illumine et nous enrichit..

Sophia Aram
Sophia Aram
Sophia Aram
Du plomb dans la tête est le premier one-woman show de Sophia Aram, co-écrit avec Benoît Cambillard, mis en scène par Gil Galliot. Récompensé par plusieurs prix, ce grand succès du théâtre parisien a valu à son interprète de nombreuses invitations sur les plateaux télé. Notre humoriste a même aujourd’hui rejoint sur Radio France l’équipe du Fou du Roi.

Son spectacle nous plonge au cœur d’une école dans laquelle la directrice a mis en place une cellule de soutien psychologique après la mort d’un professeur. Seule en scène, Sophia Aram y campe avec talent des personnages plus loufoques et déjantés les uns que les autres. Un humour féroce, parfois grinçant, mais jamais malsain. Du grand art !

Une belle affiche pour nos Giboulées et une visite à Basse-Goulaine que Sophia avait à cœur pour des raisons toutes personnelles.
Béa Tristan
béa tristan
Béa Tristan
Découverte pour le plus grand public, résurrection pour ceux qui se souviennent de la fulgurance de cette jeune fille de 20 ans dans les années 68-70, Béa Tristan revient après 35 ans d’absence, avec un très bel album, Les Palissandres, qui lui a valu un cœur Chorus. 35 ans d’une vie aventureuse dont elle nous livre, en mots et en musique, un album photo, plein de soleil mais constellé aussi de déchirures. Sa voix étonnante nous griffe et nous caresse, accompagnée par sa guitare qu’elle fait vrombir à la manière d’un bluesman et par la contrebasse de son complice Francis Perdreau.
Manu Galure
manu galure
Manu Galure
1er prix du public du festival Alors… chante ! en 2008, ce jeune chanteur clame ses vingt ans avec une arrogance qui mêle fraîcheur et maturité. Surdoué de la musique, multi-instrumentiste, nourri par la tradition des beaux textes et la pratique du théâtre, il nous provoque, nous chatouille, nous charme, nous émeut. Rigolard ou sentimental, il passe d’un registre à l’autre avec une aisance et une jubilation rares. Il fait penser à Higelin, à Juliette, et son culot sur scène nous rappelle celui d’une « ancienne » de nos Giboulées, une certaine… Jeanne Cherhal. On peut lui prévoir à lui aussi une fort belle carrière dans le monde de la chanson française.
Nicolas Jules
nicolas jules
Nicolas Jules
Comédien, chanteur, Nicolas Jules oscille entre burlesque, poésie, cris et douceur. Il a une présence scénique étonnante, ses pieds martèlent le sol et ses mains caressent une vieille Gibson électrique. Son « orchestre » répond au doux nom de Roland Bourbon, un batteur-percussionniste avec lequel il compose un étonnant duo. Leur façon d’interpeller le public leur vaut des tonnerres d’applaudissements. Chanson, rock, blues, jazz, théâtre ? Ou tout cela à la fois ? Après tout, on s’en fout, c’est tout simplement génial.

Notre chanteur trublion sait passer d’un registre à l’autre et il représente dans la chanson française un cas exceptionnel qui n’a pas fini de nous surprendre.

Acide Lyrique
acide lyrique
Acide Lyrique
Quatre allumés de l’opéra qui se sont réunis pour nous offrir un spectacle absolument déjanté. « Une diva sulfurique, un ténor vraiment léger, un baryton profond, un pianiste illuminé et son instrument aqueux », voilà comment ils se définissent . De leur entrée en scène jusqu’à leur sortie, c’est un énOrme éclat de rire ! Acide Lyrique visite et réécrit le répertoire classique et populaire, de La Flûte enchantée à J’ai encore rêvé d’elle, de la chanson à boire sous des airs d’opéra au cabaret de Marlène. Ils substituent aux originaux des textes délirants, ils se parent de costumes kitch complètement extravagants, ils se livrent à des pitreries scéniques pour le moins imprévues et multiplient les gags ; le tout fait penser à une sorte de guignol pour grandes personnes et la parodie fonctionne à fond la caisse parce qu’elle est interprétée par des virtuoses. Une cure contre la morosité, incontestablement.
Un spectacle désopilant qui depuis deux ans constitue un des grands succès du festival d’Avignon. C’est de la même famille que L’Ultima récital ou que La Framboise frivole, mais en plus délirant. De quoi attraper une crampe aux zygomatiques.
Les Blaireaux
les blaireaux
Les Blaireaux
Au départ, quatre copains de lycée qui se lancent dans la chanson en 1994. Très vite, nos  Blaireaux sortent de leur tanière du Nord et se produisent en Belgique et aux quatre coins de la France, se forgeant très vite une réputation de groupe de scène. Leur premier disque, paru en 2000, Pourquoi vous changez pas de nom ? connaît une bonne diffusion nationale. Très vite, ils sont obligés alors d’abandonner leurs études pour répondre à la demande d’un public grandissant. En septembre 2003, l’album studio Le Sens du poil voit le jour. Il reste 2 semaines dans le top 150 des ventes d’albums en France. S’ensuit une série de 140 concerts  dans toute la France, ainsi qu’une tournée en ex-Yougoslavie. Plusieurs institutionnels confirment leur talent :festival Le Mans Cité Chanson, festival Alors…Chante de Montauban et en découverte au festival des Francofolies de la Rochelle. Puis c’est la sortie, en octobre 2005, de l’album Pas si bêtes, enregistré en public au Splendid àLille, au Divan du Monde à Paris et au Ninkasi à Lyon. La tournée de 130 dates qui en découle, inaugurée par quatre concerts complets à L’Européen à Paris, s’achève en point d’orgue par une double programmation aux Francofolies de La Rochelle en juillet 2006.
Le groupe s’est étoffé. Nos Blaireaux sont maintenant six sur scène et ils continuent inlassablement à se produire aux quatre coins de France. Leur dernier album, Parades prénuptiales, est sorti en septembre dernier et, depuis, ils sillonnent l’hexagone pour présenter leurs nouvelles chansons. Orchestré pour six voix, deux guitares, un piano, un trombone, un accordéon et une batterie, le nouveau spectacle des Blaireaux cultive l’humour et l’art de la satire dans une succession de saynètes où se côtoient le Baron perché, Frédéric Nietzsche, la fille de Vladimir Poutine ou encore les frères Lumière…Leur prestation scénique aux Giboulées de Goulaine restera pour tous les spectateurs un très grand souvenir..
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Camel A
camel A
Camel A
Ses parents ont quitté l’Algérie en 1962 et se sont installés dans le Bordelais, au milieu des prestigieux châteaux du Médoc où résidait une importante communauté gitane, espagnole et maghrébine, ce qui a permis au jeune Camel de s’imprégner des musiques de Paco de Lucia, d’Oum Kalsoum, de Balavoine ou de Piaf. Camel Arioui est ainsi né les deux pieds dans le bon terroir, entre la culture viticole et les traditions parentales algérienne. En 2004, il a rencontré Pierre Soler, un professionnel qui aime travailler à l'artisanale et qui lui suggère d'arrêter de faire la une des fait divers, lui mettant le pied a l'étrier. Camel Arioui présente aujourd’hui un répertoire original de chansons françaises au fort accent métissé à base de valse, de tango, ou de musique arabo-andalouse. Des chansons au rythme bien chaloupé qui épousent la panoplie des sentiments humains et ne peuvent vous laisser indifférent, quel que soit votre degré de sensibilité.
En scène, Camel A dégage une présence exceptionnelle. Incontestablement, il ira loin. Désigné comme numéro 1 au festival des  Beaux Débuts organisé à La Roche-sur-Yon par l’association Chants-Sons en juin 2007, il vole déjà de scène en scène.
Thérèse
thérèse
Thérèse
Une nouvelle chanteuse nantaise qui brode des textes personnels, pleins de sincérité et d’humour. Pleines de poésie, servies par des mélodies simples et entêtantes, ses chansons nous parlent des problèmes des filles de son âge. Il en ressort beaucoup de tendresse, mais aussi de la colère, de la raillerie parfois. Après s’être produite seule avec sa guitare, Thérèse est maintenant accompagnée par Sèb à la basse et Julien à la batterie, ce qui donne à son tour de chant une tournure plus rock.
Délo
délo
Délo
Formé dès son plus jeune âge au solfège, capable de jouer de plusieurs instruments, ce lycéen a déjà enregistré dans son studio personnel l’équivalent de plusieurs CD. Amoureux de la chanson, il écrit lui même ses textes et compose également ses musiques. Incontestablement, il rêve de devenir artiste professionnel et pour cela il lui faut affronter le public, ce qu’il a fait avec succès lors de l’ouverture des Giboulées 2008.
Thomas Pitiot
thomas pitiot
Thomas PITIOT
Thomas Pitiot a toujours vécu dans son 9-3, entre Dugny et Aubervilliers. C’est aussi à l’université de Saint-Denis qu’il a décroché une licence de Sciences politiques. Parallèlement, il s’est frotté à différentes disciplines artistiques. En marge des institutions académiques et des conservatoires, plutôt les deux pieds dans l’associatif, il a taquiné le piano, la guitare, la batterie, le chant ; à 14 ans, il a fait ses premières scènes rock, puis funk, reggae, rap, chanson.
Thomas ne cloisonne rien, c’est un casseur de frontières. Il fait le lien avec le théâtre (compagnie Etincelles qu’il intègre à 15 ans pour ne plus la quitter) et s’essaie tour à tour à la comédie, l’écriture et la mise en scène. Il jette un œil du côté du cinéma avec plusieurs premiers rôles et la réalisation de Sofiane et Vanessa, court-métrage primé au festival ciné-vidéo de Seine-Saint-Denis. Il brode à sa manière un tissu associatif local : animation, aide aux devoirs, fêtes de quartier, militantisme, avec chaque fois des passerelles vers la musique.
C’est en 2001 qu’il a lancé sa carrière  « chanson » en créant avec trois amis le label « T’inquiète production ». Dès 2002, tout s’est accéléré avec un premier album, Le Tramway du bonheur, reçu très chaleureusement par le public et les professionnels. Thomas s’est fait rapidement une place dans la « nouvelle chanson française » en imprimant une marginalité bien vivante. Avec La Terre à Toto (2005), il a élargi encore sa famille, au sens africain du terme. Il a créé en 2007 le festival Aubercail, le festival des mots dits à Aubervilliers, un cousin de nos Giboulées de Goulaine.
Dans son nouvel album, Griot, Thomas Pitiot revendique cette chanson française du monde qui côtoie les réalités de la différence. Il laisse l’exotisme aux tours-opérateurs et célèbre le cousinage intercontinental des saltimbanques. Les phrases de sa révolte empruntent aussi bien les maux de l’amour que les lettres du voyage. Si les accents de sa musique sont épicés, c’est pour mieux nous inviter dans « ce pays à la frontière du capital, où l’on mange tous ensemble à la main, assis sur la terre, autour du même chaudron musical. »
Niobé
niobé
Niobé
Comédien et chanteur, Jean-Pierre Niobé trace son chemin à côté des sunlights. Mais il dégage une chaleur communicative étonnante. Ses chansons sont des chroniques plus guillerettes que mélancoliques. Une véritable déclaration d’amour à l’être humain. Un univers de rêve aux prises avec la réalité. Mais aussi un chant militant, le chant de la France d’en bas, un chant de révolte contre une société gangrenée par le fric. Niobé est peut-être aujourd’hui le seul - et le véritable -  héritier de François Béranger.

Allez les gars on peut pas s’laisser faire
Allez les gars faut r’tourner au charbon
Un p’tit refrain pour un monde à refaire
Allez les gars que monte ma chanson

Son disque, De l’humain dans nos affaires, a décroché les coups de chœur de Chorus et de l’Académie Charles Cros. Depuis, Jean-Pierre Niobé s’est entouré de musiciens exceptionnels, entre autres Jean-Pierre Philéas, un petit Réunionnais prodige qui apporte un son et une voix nouveaux, et il s’en suit un spectacle hors du commun, à coup sûr le véritable coup de cœur des Giboulées. Et c’est ce concert que l’on retrouve sur un nouveau disque, enregistré cette fois-ci en public à Fécamp, un disque qui reproduit toute l’énergie du groupe.

Lili Marto
Lili Marto
Lili Marto
Trois nanas qui chantent a capella, mêlant humour et candeur pour évoquer les petits travers de la vie. Tantôt souriantes, tantôt grinçantes, leurs chansons brossent un univers où se mélangent avec facétie les genres musicaux, du tango à la java en passant par le baroque. Leur tour de chant, très théâtral, plein de fraîcheur et généreusement épicé, chaleureux et malicieux, aux accents parfois burlesques, porte un regard satirique sur notre société urbaine. Nos comédiennes-chanteuses se produisent n’importe où, festival de rue, café, … là où le spectateur n’attend plus qu’une chose : les écouter déclamer leurs portraits à travers différents genres musicaux. Elles font rire, ou grincer des dents, mais ne laissent jamais indifférent.
Ceux qui les ont applaudi aux Giboulées peuvent retrouver leur spectacle dans leur disque, Débit de voix.
Wally
wally
Wally
Musicien, chanteur, humoriste, spécialiste de la « chanson courte », maître du gag, roi du burlesque, Wally est inclassable. Simple et drôle, le bonhomme transporte avec lui toute la chaleur de son Aveyron dans un show qui ne ressemble à aucun autre. Compositeur, guitariste mais aussi pianiste et accordéoniste, il chante sur scène avec aisance et un réel bonheur communicatif.
Wally a créé trois spectacles depuis 1994 et il compte à ce jour près de 1000 représentations sur scène (de l’Olympia aux tournées en province) sans oublier les nombreux festivals et autres moments radiophoniques et télévisés.
Si vous avez aimé les absurdités protéiformes qu’il a déclamées à Basse-Goulaine, et si vous voulez retrouver cette bonne humeur caustique, reportez-vous à son site internet qui est sans cesse renouvelé et abonnez-vous à ses « chansons courtes ».
Melaine Favennec
melaine favennec
Melaine Favennec
Avec ses copains Patrick Ewen et Gérard Delahaye, ses deux complices de Kan Tri, Melaine Favennec a partagé l’aventure de la coopérative Névénoé et il est l’un des plus brillants représentants de la chanson bretonne. Deux de ses disques ont été particulièrement remarqués, La Chambre (1989), qui a décroché le prix de l’Académie Charles Cros) et Nos îles, nos amours (1998). Ses chansons respirent les embruns et portent en elles le sel de l’océan. Pour ce drôle de Breton au somptueux prénom et aux yeux transparents, dessiné par son copain François Bourgeon dans "les yeux d'étain de la ville glauque", chaque mot porte en lui sa magie, chaque geste sa poésie, chaque homme son mystère. Il chante des textes d'une diabolique subtilité... Fabuleux comme ses personnages, étrange voyageur d'un continent mental où les ports, les îles ont des noms de Bretagne ou d'ailleurs, où chante la superbe et moqueuse mélancolie du bourlingueur du verbe... Favennec est décidément un de nos meilleurs folk-singers.(A.M Paquotte, Télérama)
Gerard Delahaye
gerard delahaye
Gerard Delahaye
Fondateur avec ses copains bretons de la coopérative Névénoé en 1973, un collectif utopiste et libertaire, il enchante petits et grands avec ses chansons bien ciselées, servies avec amour par une écriture dépouillée. L’Académie Charles Cros l’a récompensé, aussi bien pour ses disques destinés aux enfants que pour ceux qui s’adressent aux adultes (dont le dernier a été enregistré sous son véritable patronyme, Guillou). Son spectacle Quelle drôle de terre  est, pour les enfants et adolescents, une prodigieuse source de poésie et de pédagogie.
Gérard Delahaye a également repris la route avec ses deux complices, Patrick Ewen et Melaine Favennec, et leur trio E.D.F. ravit le public avec ses contes, ses chants et ses anecdotes.
Patrick Ewen
patrick ewen
Patrick Ewen
Roi des conteurs, comme le surnomme son copain Gérard Delahaye avec qui il a créé à Morlaix en 1973 la coopérative Névénoé. Fidèle aux monts d’Arrée dont il nous raconte les légendes, le vieux barde breton sait jouer de sa faconde et de sa voix d’outre-tombe pour faire passer petits et grands du rire à l’épouvante. Il sait nous narrer avec des accents d’épopée-western son voyage en 2 cv entre Morlaix et Plounéour-Ménez, mais il peut aussi nous entraîner A la lisière des trois pays et des deux mondes.
Il prend un plaisir fou à monter sur scène avec ses deux vieux copains Gérard Delahaye et Melaine Favennec ; leur spectacle et leur album, KanTri, paru en 2003, connurent un tel succès qu’ils décidèrent de poursuivre l’aventure avec Tri men (2007).
Xavier Merlet
Xavier Merlet
Xavier Merlet
Une autre découverte exceptionnelle des Giboulées. Un jeune chanteur vendéen, rôdé au théâtre, d’où une présence en scène assez impressionnante. Des chansons fabriquées sur mesure qui évoquent des histoires du quotidien, des tranches de vie croquées avec insolence. Des chansons pour sourire, mais aussi pour faire grincer des dents. C’est drôle, malicieux, parfois cruel.
Son deuxième album,Du point d’vue d’la mouette, montre que Xavier Merlet a gagné en  maturité sans perdre de son mordant. Ces qualités ont été prisées par Philippe Meyer et lui ont valu de décrocher en 2007 le premier prix de la soirée découverte chanson à La Filature de Mulhouse devant les Fatals Picards ou Franck Monnet, ce qui donne une idée de la valeur de notre Vendéen devenu une des valeurs sûres de la chanson française, sans faire de concessions au système, comme il le dit dans La Soupe :
L’artiste nouveau / naît en élevage / dans les grandes cages / des télés-zoos / Et pendant ce temps / les nouveaux Brassens / font vibrer les bancs/des salles de province. Et c’est bien justement à ces « salles de province » qu’appartiennent nos Giboulées dont l’objectif est de faire découvrir au public des Xavier Merlet, des « nouveaux Brassens ».
Uztaglote
uztaglote
Uztaglote
Ce jeune trio nantais composé de Liz, de Nicolas et Olivier s’est formé en 2003. Il propose un récital de chansons à la fois comiques et réalistes, conçues comme de petits courts-métrages. Une combinaison réussie de swing et d’humour et une spontanéité rafraîchissante. Leur répertoire est fait de tranches de vie sur fond de mélodies populaires et la recette fait merveille auprès du public. De concert en concert, Uztaglote s’est fait un nom, même si on ne retient que les prénoms. Et pour cause, Lise n’est autre que la petite sœur d’une certaine Jeanne… Cherhal qui elle-même s’était produite aux Giboulées à ses débuts. En avril 2007, le groupe a sorti son premier opus, La libération des corps.
Denis Wetterwald
Denis Wetterwald
Denis Wetterwald
D’abord comédien de théâtre et chanteur, auteur-compositeur-interprète dans les années 70 , Denis Wetterwald a aussi signé, en tant qu’écrivain, deux hommages à Joseph Delteil et Alexandre Vialatte. Mais on décèle déjà dans ces oeuvres la présence de l’univers décalé du futur conteur. C’est en 1999 qu’il crée son spectacle Denis Wetterwald et son orchestre, où il aborde des problématiques essentielles comme Dieu et le suicide, l’être et le néant d’un trompettiste, le réalisme confronté à une tempête (au sens propre). Un spectacle qui vaut à son auteur le Grand Prix du festival Performance à Cannes.
Vaguement la jungle
vaguement la jungle
Vaguement la jungle
Ces quatre allumés montés sur ressort ont formé le groupe Vaguement la Jungle au début de l’année 2000. Rôdés au théâtre de rue, ils établissent très facilement le contact avec le public qui est subjugué par leur présence scénique. « Vos oreilles n’en croiront pas vos yeux », comme ils le promettent avant leur prestation. Leur spectacle est un mix d’influences musicales diverses, cajun, rom, folk, celtique. C’est de la zizique essentiellement, c’est remuant, pimpant, jouissif. Vaguement la Jungle est un groupe avant tout scénique et il faut voir leur spectacle Aïe-aïe-aïe qui déménage et met tous les sens en éveil. Depuis leur passage à Basse-Goulaine, ils ont sorti une nouvelle galette, Ouille-ouille-ouille, où ils ont donné plus d’importance aux paroles, sans pour autant abandonner leur originalité.
Bernadéte Bidaude
bernadéte bidaude
Bernadéte Bidaude
Cette Poitevine s’est imposée comme une des conteuses incontournables de notre époque. Dans la continuité de son travail sur le légendaire contemporain et le récit de vie, Bernadéte Bidaude a crée Jason ou les ailes du désir, un spectacle où elle mêle intimement paroles et jeu, chansons et musiques, mouvements et silences. Le tout compose une histoire fantastique, à la fois réaliste et onirique. Une enquête au pays des rêves, traversée par les bonheurs et calamités de notre époque. Pour ce voyage entre rêve et réalité, Bernadéte Bidaude est accompagnée par Jean-Louis Compagnon à la guitare et Francis Varis à l’accordéon.
Christian Paccoud
christian paccoud
Christian Paccoud
C’est le type même du chanteur qui fonctionne complètement en-dehors des voies balisées (zénithalement) par nos médias mais que tout le milieu de la chanson de paroles connaît et reconnaît. Jean Ferrat ne l’a-t-il pas pris comme exemple lorsque, en 2003, il a crié son coup de gueule en faveur de la chanson française et l’a emmené chez Drucker ? Pendant longtemps, notre chanteur a refusé le disque,  s’est produit dans les petits théâtres, au Loup du Faubourg  ou au Limonaire et dans les festivals populaires. Comme l’a écrit Télérama, « Paccoud est de cette race de troubadours qui écument depuis des lustres les petites scènes avec une fougue toujours intacte.. L’accordéon en diable, l’énergie contagieuse, il vous ferait grincher la plus glaciale des salles ». Michel Clavel a écrit dans Le Progrès qu’il perpétuait « la tradition des utopistes révolutionnaires. Son chant humaniste et tendrement insolent brûle le cœur d’une lave poétique». Christian Paccoud crie son mal de vivre, son malaumonde et prône sa « blanche anarchie ». Véritable volcan en éruption, il déverse un torrent de poésie, de tendresse et d’insolence. Son accordéon en bandoulière, il défend la tradition de la chanson populaire engagée, dans la lignée de Bruant et Ferré.
Dans son spectacle Notre poème est à nous, les chansons se succèdent sans interruption  à un rythme effréné, un véritable tour de force d’où l’on ressort ému et transporté.
Les Jambons
les jambons
Les jambons
Quatre compères qui veulent faire de la chanson festive. Un rock à la française, assaisonné de dérision, qui nous assène quelques vérités sur les petits travers de notre société. Dans leur troisième spectacle, Twist yé yé, les Jambons évoquent aussi bien une visite au super-marché que les vacances surfaites d’une famille Fenouillard. Une façon pour nos joyeux hurluberlus de nous interroger sur notre existence quotidienne. Musique, chansons, humour, dérision, poésie, jeux de scène, tous les ingrédients sont réunis pour donner un spectacle bidonnant.
Après onze ans d’existence, ce groupe nantais s’est dissous. Philippe Chasseloup, chanteur inclassable, entame désormais une belle carrière solo.
Trio Givone
Trio givone
Trio Givone
Héritier naturel de Django Reinhardt, fils et petit-fils d’accordéoniste, Daniel Givone a créé en 1997 le Trio Givone, accompagné de sa femme et de son frère. Animé par une passion commune, le trio sort un premier album, Flamme gitane, en 1998, puis un deuxième disque, En chemin, en 2000. Il se produit en France et à l’étranger, multiplie les contacts culturels (le Japon, le Népal, …), enrichissant son répertoire tout en restant fidèle au jazz manouche. Un troisième album, Rencontres (2003), témoigne de cette évolution.
Après huit ans d’aventure, le groupe se sépare en 2005 et Daniel Givone forme alors un nouveau trio avec le guitariste Anthony Muccio et le bassiste Simon Mary. Ils produisent en 2006 un disque, Gatito, sur lequel ils ont invité le cymbaliste Mihail Trestar. Daniel Givone enseigne par ailleurs la guitare et dirige la rubrique « Jazz manouche » des cahiers pédagogiques du magazine Guitar Part . Ill est également l’auteur d’une méthode « La guitare manouche », parue en 2005.
Quant à Christine Givone, elle a fondé Tara Shakti, un projet franco-népalais, et a sorti en 2006 un premier disque sur lequel joue aussi Jean-Claude Givone.
L’aventure continue.
Chata Swing
Chata Swing
Chata Swing
Ce quatuor original (guitare, mandoline, contrebasse, batterie) a entraîné les Goulainais dans un voyage musical au-delà des frontières. Influencés par le jazz tzigane, notamment Django Reinhardt, nos musiciens ont exploré un répertoire empreint de swings énergiques, de valses tendres ou de csardas intenses. Les couleurs chaudes de Chataswing  ont enflammé leur auditoire et déposé un souffle magique sur une salle subjuguée.Depuis son passage aux Giboulées le groupe s’est disloqué, ses membres volent désormais de leurs propres ailes mais restent très présents dans l’univers musical nantais.
Pepito Mateo
pepito mateo
Pepito Mateo
Ce conteur humoriste atteint les sommets de l’art de la parole. Connu et reconnu de tous les passionnés de jeux de mots et d’humour, Pépito Matéo est devenu en quelques années un artiste apprécié de tous. Son spectacle Itinéraire bis, un véritable chef d’œuvre, est une sorte d’escapade de la parole qui se joue du temps. Certains comparent Pépito Matéo à Raymond Devos ou à Pierre Dac.
Mais, plutôt qu’un simple artiste de variété, il faut voir en lui un ambassadeur du conte. Il multiplie les rencontres, en France et à l’étranger (en Espagne et en Amérique du Sud, il s’exprime en espagnol).
Son histoire personnelle est d’ailleurs exemplaire. Après une adolescence et une jeunesse à la fois agitées et militantes, il découvre Brecht, Vian, Ionesco, Dario Fo…, entame des études en fac avec son simple certif, soutient une thèse de doctorat sur le conte et devient chargé de cours à l’Université de Paris 8. Dès 1984, il met de l’ordre dans ses rêves pour se frayer un chemin dans la forêt touffue de la création contemporaine ; il crée des spectacles pour petits et moins petits, devient conteur et intermittent. Dans les années 90, il participe à tous les grands « rendez-vous contes » et parcourt l’hexagone de long en large pour rêver tout haut. Jamais avare de ses mots, Pépito Matéo multiplie les rencontres sur la parole, les émissions de radio, publie des articles dans les revues françaises et étrangères, ainsi que des contes originaux.
Mais Pépito Matéo est bien décidé à régler ses contes avec le monde d’aujourd’hui. Il enquête à l’hôpital et en tire un spectacle, Urgence (2003) où il en découd avec nos petits « maux » pour prendre à bras le corps l’absurdité de nos angoisses modernes. Puis il traite de la prison avec Parloir (2005), nous emmenant dans un voyage saugrenu au cœur de l’univers carcéral. Des spectacles forts, où l’humour se fait grinçant. Un humour qui est aux antipodes de la gaudriole graveleuse que nous desservent aujourd’hui les télés, un humour qui fait réfléchir.
Michel Boutet
michel boutet
Michel Boutet
Déjà venu à Basse-Goulaine en tant que chanteur, Michel Boutet a inauguré les 6èmes Giboulées comme comédien, conteur ou plutôt raconteur. Il nous a présenté son Barbouillot d’pain sec, un reportage dans un village de nulle part, au « Bistrot du bar ». Ses héros nous émeuvent ou nous font rire, dans des histoires « vraies qu’auraient pu arriver ». Des bons mots qui sonnent juste, une simplicité et une sympathie naturelle, telle est l’alchimie que réalise avec succès Michel Boutet, que ce soit comme conteur ou comme chanteur, à l’image de son disque  La Cordillère des anges (2004) où il nous livre avec la même émotion des tranches de vie, comme cette superbe Valse du dernier bateau qui évoque la fin des chantiers navals de Nantes.
Indigo
indigo
Indigo
Même s’ils ont tous une formation et une pratique musicale classique de haut niveau, les six  d’Indigo sont des mordus de variété, de pop, de rock, de latino et se régalent de cette diversité dans leurs spectacles, avec ou sans mise en scène. Indigo, c’est un cocktail de textes, de musique et d’instruments au service de la chanson, où les voix gardent une place privilégiée. Ce sont des voyages musicaux, poétiques et humoristiques, servis par des arrangements subtils et originaux.
Dans leur spectacle Du sable dans le smoking, nos six vocalistes, sans micro ni lumière, ont abordé un répertoire décalé : la variété des années 60 revue par Haendel, Bach ou Borodine, mêlée de jazz et d’airs d’opéra. Si le smoking est resté de rigueur, malgré l’effet décapant du sable dans les mariages musicaux audacieux, la lyre d’Apollon s’y est accommodée du maillot de bain.
Véronique Pestel
véronique pestel
Véronique Pestel
C’est dix ans après son dernier passage à Basse-Goulaine que Véronique Pestel est revenue, cette fois accompagnée pour son spectacle « Babels » par trois musiciens qui accompagnent magnifiquement la voix grave, sensuelle et chaude de celle qui est devenue une grande dame de la chanson française, même si sa carrière se déroule toujours à l’écart des médias.  Des chansons ciselées à la respiration près, des textes qui cachent des idées qui s’emboîtent avec beaucoup d’humour. Un tempérament de feu et des intonations qui font exploser les mots. Un spectacle tantôt irrévérencieux, tantôt lyrique.
Nul n’a su mieux que le journaliste Michel Kemper décrire cette nouvelle formule :
On ne connaissait pas encore, par chez nous, Véronique Pestel en « grande formation »… Le talent appelle le talent, Pestel appelle le beau, le meilleur, qui donne au répertoire de l’artiste un relief étrange, comme un son-hologramme qui dessine de plus amples perspectives, entre effluves jazz et prégnance classique.
On la connaissait en tête à tête au piano, dans un corps à corps avec les mots qui, « dans la salle des silences, s’en vont deux par deux », en ses « Babels d’amoureux ». on la découvre libre de ses mouvements, qui sillonne la scène, y laissant, incrustés, les sillons de son chant. Tout est magnifique en Pestel, tout.
Véronique Pestel fait partie de cette grande famille de la belle chanson française où elle côtoie Romain Didier, Michèle Bernard, Gilbert Laffaille, et autres grands dont nous partageons aussi l’amitié. Citons encore ces belles paroles de Christian Paccoud :
J’aime la femme de terre , de feu, j’aime quand elle racle les mots au fond de nos marmites. J’aime le regard de l’homme qui l’écoute. J’aime la douceur des deux ailes collées qui font que quelquefois, si l’on tend l’oreille, les poules grincent des dents et les coqs roucoulent.
Lucien Gourong
lucien gourong
Lucien Gourong
Amoureux fou des mots, figure emblématique du monde des conteurs, créateur, entre autres, du festival des conteurs de Chevilly-Larue, notre Breton a derrière lui plus de trente-cinq ans de pérégrinations sur les chemins des contes, légendes, histoires et chansons. Il a des centaines d’histoires à nous raconter. Son spectacle Les sept Vies, où « tout le monde valse de vie à trépas » écrit Loïc Tissot dans Ouest-France le 2 novembre 2000, a été inspiré par quelques veillées mortuaires de son île natale, une hilarante visite de cimetière breton, les exploits délirants des matelots du brick La Petite Julie et quelques autres turlupinades de nature mortuaire à faire mourir de rire . « De Groix à Quéven, d’Armor en Argoat, Lucien Gourong fait voyager son public de veillées mortuaires en enterrements. Et ce n’est pas triste car avec la verve ô combien colorée du conteur tout part en dérision…  » Brassens est aussi de la partie avec ses funérailles d’antan et d’autres chansons écrites et interprétées par Serge Le Clanche. La mort, comme le dit si bien notre conteur, « c’est tellement difficile que je n’ai même pas envie de l’essayer ».
Depuis son passage à Basse-Goulaine, notre globe-conteur n’a cessé de voyager, de conter, d’écrire. Il est devenu un véritable ambassadeur de la Bretagne et de ses histoires.
Cinq de coeur
cinq de coeur
Cinq de coeur
Ensemble a capella qui butine dans le répertoire de la chanson française (Nougaro, Boby Lapointe, Julio Iglesias, Piaf, Les Frères Jacques, …), revisite le disco et pastiche les grands airs d'opéra.
Technique vocale irréprochable, humour ravageur, Cinq de Cœur s’est inventé un genre bien à lui, rigoureux comme le classique et débridé comme le music-hall, quelque part entre la performance vocale et la totale fantaisie. L’équilibre des voix est parfait et la qualité de chacun des chanteurs est époustouflante : Pascale Costes, colorature fatale qui passe de la Marchande de poisson de Ricet Barrier aux suraigus de la Reine de la nuit dans une version sexe et rock délirante ; Anne Staminesco en bourgeoise inaccessible et pince-sans-rire ; Sandrine Montcoudiol alto déjantée et sentimentale (difficile de retenir une larme devant Mon amant de Saint Jean) ;  le ténor Nicolas Kern (son air verdien vocalisé à terre est un moment de pur bonheur) et la basse Rigoberto Marin-Polop, séducteur à lunettes triple foyer dans un irrésistible Vous les femmes du beau Julio.
Le premier spectacle de ces cinq chanteurs tous venus de groupes classiques réputés, Boîte vocale, est venu à Basse-Goulaine peu de temps après leur révélation à Paris. En 2006, les Cinq de cœur ont créé un nouveau spectacle, Chasseurs de sons, qui confirme la qualité et l’originalité de cet ensemble.
Jeanne Cherhal
jeanne cherhal
Jeanne Cherhal
Les spectateurs des Giboulées ont eu la chance de découvrir cette surdouée de la chanson à ses tout débuts. Cachée derrière ses couettes, la pétillante castelbriantaise venait juste d’abandonner ses études de philo pour entamer sa carrière de chanteuse, sur les pas de Barbara ou de Véronique Pestel, ses muses, ses modèles. Même présence, même maîtrise du piano ; tendresse, ivresse, espièglerie, impertinence, autant de sentiments qu’elle exprime avec brio et qui l’ont porté rapidement au firmament de la chanson française.
Comme l’écrivait Ouest-France dès le 23 mai 2001, il n’a fallu qu’un an à cette chipie phénoménale pour mettre le monde dans sa poche. L’entendre, c’est rouvrir les yeux sur le monde, comme ceux qui découvrirent pour la première fois Juliette, Barbara ou Linda Lemay. Une musique de cage ouverte, la vision éberluée d’une gamine à couettes, petit canard des cours de récréation qui se métamorphose en « grande dame de la chanson ».
Depuis son passage à Basse-Goulaine, la demoiselle a coupé ses nattes et élargi sa palette. Après un premier disque enregistré en live, elle a réalisé en studio deux disques époustouflants, Douze fois par an (2004) et L’eau (2006), et elle a écumé toutes les scènes de l’hexagone. Elle a remporté tous les titres imaginables et est devenue, incontestablement, chef de file de ce que certains appellent « la nouvelle chanson française », le pendant féminin de Vincent Delerm ou de Benabar.
Evasion
Evasion
Evasion
Six jolies filles à la générosité cousue sur les lèvres, aux sourires craquants comme le pain qui sort du four, aux regards complices, à la musicalité irréprochable. Six jeunes femmes passionnées, femmes de France et citoyennes du monde, six voix pures et vibrantes qui nous entraînent sur les cinq continents. Elles ont choisi d’entonner des chants de lutte, de résignation et de louanges aussi, des hommes et des femmes de la terre. Elles chantent contre les injustices, les intolérances ; au-delà de la diversité des verbes et des musiques, elles font scintiller le même appel de l’homme à la justice, à la beauté, à la plénitude. Elles voltigent telles des funambules entre humour, dérision, poésie et coups de gueule.
Complices depuis l’enfance, d’origines culturelles très variées (Italie, Portugal, Algérie, Bretagne), elles chantent ensemble depuis 1986. Ni « humanité business », ni polyphonie à l’eau de rose, la démarche d’Évasion est unique. Contrepoids naturel et indispensable aux clichés xénophobes, ces citoyennes du monde ouvrent les voies de la protestation en français et dans plus de vingt autres langues.
Sandrine Bourreau
sandrine bourreau
Sandrine Bourreau
Conteuse, comédienne, Sandrine Bourreau se situe dans la lignée de Yannick Jaulin et parcourt les scènes du monde entier pour y porter l’humour et la dérision. Elle a créé le personnage de Claudette Fuzeau, agricultrice à Guénay, qui a découvert qu’elle avait le pouvoir de magnétiser la mogette et qu’en la distribuant elle pouvait procurer du bonheur à autrui. Face à un public en mal de vivre, elle donne des conférences. C’est sa croisade du bonheur. A Basse-Goulaine, c’est associée à Titus qu’ elle a présenté Encore heureux, un conte de fée romantique pour adultes. Une histoire qui met en scène Myriam la rêveuse et Jean-Christophe dans une quête sans fin pour revivre l’intensité du plus beau jour de leur vie : leur mariage. Un spectacle qui mêle le rire, la poésie, l’émotion et le rêve. Un grand moment de tendresse, de drôlerie, de philosophie appliquée à la vie de chaque jour.
La Baronne
la baronne
La Baronne
Sylvie Cobo a découvert la musique à travers le rock et le jazz. Dès 1991, elle a décidé d’en faire son métier et a d’abord monté un groupe de rock. Parallèlement, elle a appris la batterie et, en 1995, elle a pris le pseudonyme de La Baronne. Elle connaît alors un grand succès, écume tous les festivals de 1997 à 2001, donnant au total plus de 600 concerts en Europe, au Japon, en Israël, en Turquie. Elle enregistre deux disques qui restent des références incontournables.
Quand ils l’ont découverte aux Giboulées, les spectateurs sont restés médusés devant ces vocalises rythmées, cette voix qui sait tout faire, et devant ce récital inclassable, entre le jazz, le rock et la variété. Isabelle Moreau a su traduire avec bonheur cette impression dans Ouest-France du 28/03./2001 :
D’une baronne, elle a le port de tête et la fierté (o)rageuse qui font jaillir de sa gorge des torrents de lyrisme. Il faut la voir, furie joyeuse, s’accompagner de sa batterie d’une main de maître, crinière châtaigne et rugissements flamboyants… A l’entendre, on pense à Piaf, dont elle revisite avec une force rare  l’Hymne à l’amour.  A la voir, on pense à Diane Dufresne, à Nina Hagen aussi higelinesque dans sa gouaille en dentelles.
Depuis son passage à Basse-Goulaine, on a cru que La Baronne avait disparu de la scène. En fait, elle a repris son nom en 2004 et s’est installée à Montréal où elle continue à chanter et à produire des disques, aidée par le pianiste et compositeur Matt Herskowitz qui l’épaule dans sa carrière artistique qu’elle poursuit avec la même ardeur, continuant d’explorer sa sensibilité musicale toute personnelle.
Graeme Allwright
graeme allwright
Graeme Allwright
Un des géants de la chanson française, mais un modeste. Né en Nouvelle-Zélande en 1926, arrivé en France en 1951, il n’a commencé à chanter dans les cabarets qu’en 1965. Il a très vite remporté un grand succès et, à contre-courant de la vague yé-yé, il est devenu le chanteur protestataire de la génération 68, adaptant Bob Dylan et surtout Léonard Cohen. Il a ensuite voyagé sur tous les continents, surtout en Inde et en Afrique, à Madagascar par exemple d’où il a ramèné Érik Manana, un extraordinaire musicien, mais aussi une voix d’or capable de jouer sur tous les tons de la gamme.
Graeme Allwright témoigne de beaucoup d’humanisme et se révolte conte l’injustice sociale. Il possède une âme de pacifiste (c’est pourquoi il mène aujourd’hui le combat pour imposer d’autres paroles, moins guerrières, à notre Marseillaise) et sa tendresse le rend attachant. Sa simplicité, son authenticité le rendent proche de nous. Il a choisi délibérément une carrière à l’écart des médias et c’est ainsi qu’il peut se produire dans des petits lieux, comme ce fut le cas lors de ces Giboulées 2000 au cours desquelles  il nous a offert près de trois heures d’enchantement, comme le traduit ce texte écrit à chaud après son passage :
Merci Monsieur Graeme Allwright, car c’est un grand moment de bonheur que vous nous avez offert pour conclure ces Giboulées 2000, un de ces instants de grâce comme seule la chanson peut en offrir. Nous étions comme en apesanteur, transportés hors du temps, sur une planète que beaucoup d’entre nous, les plus anciens (ou plutôt les moins jeunes), nous croyions à jamais perdue et que, par magie, nous retrouvions comme si nous ne l’avions jamais quittée, la planète de nos chimères, celle de nos années 68, une planète que les plus jeunes, eux, découvraient, la planète des rêves fraternels, celle des citoyens du monde. Il y avait devant nous ce dimanche un jeune homme de plus de soixante-dix ans dont les yeux pétillaient comme à vingt ans et dont la voix, toujours aussi chaude, nous berçait de ces ballades qui sont entrées dans le patrimoine de la chanson. Emmène-moi, Suzanne, Petit garçon, Sacrée bouteille, L’Étranger, Petites boîtes, Petite fleur fanée, et tant d’autres, et des plus belles, il les a toutes chantées, pendant près de trois heures. Quelle générosité ! Quelle gentillesse ! Quel respect du public ! Oui, vraiment, c’est un grand monsieur de la chanson que nous avions à Basse-Goulaine ce dimanche.
Patrick Verbeke
patrick verbeke
Patrick Verbeke
Musicien depuis sa tendre jeunesse, Patrick Verbeke a longtemps accompagné les plus grands (Yves Montand, Johnny Halliday, …) et plus particulièrement les artistes américains ou anglais de passage en France (Memphis Slim, Vince Taylor, …). Auteur, compositeur, il a ensuite décidé de devenir chanteur et a multiplié les albums depuis 1981. Sa voix rauque, mais aussi ses talents de guitariste, en ont fait l’un des plus brillants représentants du blues en France. Il continue à fréquenter les maîtres du blues (Benoit Blues Boy, Luther Allison) mais il se produit très souvent en trio, avec ses deux acolytes, Pascal Mikaélian, virtuose de l’harmonica, et Claude Langlois, spécialiste de la pedal steel guitar et du dobro (une guitare à résonateur métallique).
C’est dans cette formule que Patrick Verbeke a soulevé d’enthousiasme les spectateurs des Giboulées en 1999. Il avait auparavant chanté aux enfants du primaire l’histoire de Willy et Louise, un « conte bluesical » qui retrace la naissance du blues à travers l’histoire, dans une plantation du Sud des Etats-Unis, d’un petit orphelin, Willy, et de sa nourrice, Louise. Patrick Verbeke avait auparavant envoyé aux écoliers de Basse-Goulaine la partition de plusieurs chansons pour qu’ils puissent se produire à ses côtés durant le spectacle.
Homme de scène à la fois simple, énergique et drôle, il est aussi un véritable pédagogue et il s’évertue à faire découvrir l’histoire de la musique des noirs américains. Pour les plus grands, il narre sa Balade au pays du blues. Pour les adultes, il produit des émissions de radio, écrit dans les revues spécialisées. Il se ressource souvent en Louisiane ou en Acadie, des séjours qui lui ont inspiré quelques-uns de ses plus grands succès. De son abondante discographie, on retiendra surtout Monsieur Blues (1999) et ses Échos d’Acadie (2004).
Etienne Grandjean
etienne grandjean
Etienne Grandjean
Étienne Grandjean est né un accordéon sous le bras. Bercé par les embruns de sa Bretagne natale, il s’en est détaché peu à peu pour se nourrir de toutes les musiques du monde.  Musicien touche-à-tout, artiste rare, élégant, humoristique, amoureux des mots comme des sons, il a été le chanteur de La Belle Société avec lequel il a produit deux disques remarqués chez Boucherie Production (1997 et 1998). C’est avec cette formation qu’il est venu aux Giboulées en 1999 pour nous donner ses « Musiques à voir », un mélange de musette, de jazz, de traditionnel breton, de musique de cirque et de rue. Depuis, il joue souvent seul sur scène, créant des atmosphères nostalgiques ou festives, évoquant des personnages plutôt surréalistes, mariant toujours humour et provocation. Récemment, il a rejoint la compagnie Les Épis noirs, une nouvelle aventure. Étienne Grandjean anime aussi depuis plus de dix ans le festival Le Grand Soufflet qui fait la promotion du piano en bretelle dans toute l’Ille-et-Vilaine. Il vient également de produire un livre-CD, Le Rossignol de Pont-Aven, avec Gildas Chasseboeuf, et travaille actuellement à un projet d’émission audiovisuelle humoristique, Muzik en ligne, en collaboration avec Reskal (ex VRP).
Georges Chelon
georges chelon
Georges Chelon
Révélé en 1965 par sa chanson Le Père prodigue, il devient une véritable vedette des sixties, bien que son romantisme le classe à contre-courant de la vague yé-yé. Grand mélodiste, il est le chantre des amours difficiles (Morte saison) mais ce serait trop réducteur de le confiner dans la chanson d’amour. Sa veine poétique ne s’est jamais tarie et sa palette s’est élargie, traitant de thèmes liés à l’actualité (le nucléaire, le Liban, …). Trop peu programmé sur les ondes, notre troubadour a décidé ensuite de fuir la scène médiatique pour poursuivre sa carrière au service des amateurs de la bonne chanson française, ne cessant de composer, de chanter et d’enregistrer. Ses disques se multiplient, évoquant toujours l’amour, l’amitié, le qui passe, mais nous communiquant aussi ses coups de cœur, ses colères.
Georges Chelon continue à séduire et sa venue aux Giboulées a drainé vers Basse-Goulaine un public venant de toute la Bretagne. Ce fut pour beaucoup une surprise de découvrir toutes les facettes de ce grand artiste qui continue aujourd’hui à explorer des pistes variées, passant de la chanson coquine, voire érotique (dans un CD qui n’est vendu que sur son site), à la mise en chanson de tous les poèmes des Fleurs du mal de  Baudelaire. Parallèlement, il participe au succès de la tournée Age tendre et tête de bois.
Romain Didier
romain didier
Romain Didier
Fils d’un prix de Rome et d’une mère cantatrice à l’Opéra de Paris, pianiste autodidacte mais virtuose, il écume les scènes depuis près de trente ans. D’abord accompagnateur de Nicole Croisille, il se révèle comme chanteur au début des années 80 avec des titres cultes, comme Promesses, promesses, Amnésie, L’aéroport de Fiumicino. Mélodiste exceptionnel, il a beaucoup composé pour ses copains (en particulier pour Allain Leprest) et orchestré de nombreux disques (pour Francis Lemarque, pour Pierre Perret, …). Mais sa gentillesse et sa voix de velours en font aussi un des représentants les plus emblématiques de la chanson française. Ses derniers CD, Délassé (2002) et Chapitre neuf (2005), se situent toujours dans la même veine mélodique et poétique.
Romain Didier aime aussi se faire accompagner par des orchestres pour lesquels il a composé des partitions. Il a également écrit  de véritables petits chefs d’œuvre pour les enfants, Pantin Pantine avec  son ami Allain Leprest, Pinocchio court toujours, sur le disque duquel interviennent Enzo Enzo, Pierre Perret, Sanseverino, …, des spectacles dont le succès ne se dément pas.
Déjà programmé à Basse-Goulaine en 1995, Romain Didier nous avait touché par sa gentillesse, ce qui nous a poussé à lui demander d’être le parrain des Giboulées.